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<title>Last posts on patrick leigh fermor</title>
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<title>Patrick Leigh Fermor : Un temps pour se taire</title>
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<updated>2026-07-09T06:00:00+02:00</updated>
<published>2026-07-09T06:00:00+02:00</published>
<summary>  Patrick Michael « Paddy » Leigh Fermor (1915-2011) est un écrivain voyageur...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-6687178&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lebouquineur.hautetfort.com/media/02/00/707249061.jpg&quot; alt=&quot;Patrick Leigh Fermor, &quot; /&gt;Patrick Michael « Paddy » Leigh Fermor (1915-2011) est un écrivain voyageur et ancien officier du SOE en Grèce durant la Seconde Guerre mondiale, anobli en 2004, pour services rendus à la littérature et aux relations entre le Royaume-Uni et la Grèce. Leigh Fermor devient scénariste à Hollywood après la guerre. On lui doit le scénario du film de John Huston &lt;em&gt;Les Racines du ciel&lt;/em&gt; (1958), tiré du roman de Romain Gary.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Un temps pour se taire&lt;/em&gt;, paru en 1957, est un récit en trois textes, dans lequel Patrick Leigh Fermor partage son expérience de retraites spirituelles au sein de plusieurs communautés monastiques&amp;nbsp;: l’abbaye de Saint-Wandrille, fondée au VIIème siècle, une des plus anciennes abbayes de Normandie, où une communauté de moines y vit selon la règle de Saint-Benoît&amp;nbsp;; l'abbaye Notre-Dame de la Trappe, appelée jusqu'au début du XXème siècle la Grande-Trappe, d’obédience cistercienne&amp;nbsp;; puis dans des monastères rupestres de Cappadoce en Turquie, berceau du monachisme oriental.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Si vous n’avez jamais lu ses récits de voyages (grave erreur qu’il faut combler&amp;nbsp;!), l’écriture et le style de l’écrivain sont remarquables, les textes toujours très précis et érudits, ce que nous retrouvons ici. Histoire des lieux, rites pratiqués par ces moines et qui différent selon les ordres, la vie des trappistes étant particulièrement dure et sévère comme le reconnait l’abbé d’une autre communauté, «&amp;nbsp;C’est très spécial. Ca répond à certaines natures, mais elles sont très rares.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Récit de voyage… spirituel et intérieur plus que physique, sans prosélytisme qui s’adresse à tous. Eloge du silence, l’auteur décrit comment, grâce à l’isolement de sa cellule monastique, les troubles de l’esprit s’apaisent et permettent une forme de renaissance spirituelle permettant d’atteindre la paix intérieure. Et si les premiers jours sont difficiles et demandent un temps d’adaptation car trop opposés à notre vie quotidienne, à l’inverse, le retour à la vie «&amp;nbsp;normale&amp;nbsp;» est tout aussi difficile&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Si mes premiers jours à l’abbaye avaient été une période de dépression, le processus de désaccoutumance, après mon départ, fut dix fois pire. L’abbaye avait d’abord été un cimetière&amp;nbsp;; le monde extérieur sembla ensuite, par contraste, un enfer de bruit et de vulgarité entièrement peuplé de goujats, de catins et de forbans. Cet état d’esprit, je m’en rendais compte, était peut-être aussi excessif que mes premières réactions à la vie monastique&amp;nbsp;; mais le reconnaitre ne contribua aucunement à en atténuer le désagrément.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-6687179&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lebouquineur.hautetfort.com/media/00/02/4012355923.jpg&quot; alt=&quot;Patrick Leigh Fermor, &quot; /&gt;Patrick Leigh Fermor&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;em&gt;Un temps pour se taire&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Payot&amp;nbsp; - 141 pages -&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Traduit de l’anglais par Guillaume Villeneuve&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Lawrence Osborne : Boire et déboires en terre d’abstinence</title>
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<updated>2016-12-13T07:43:28+01:00</updated>
<published>2016-12-13T07:43:28+01:00</published>
<summary>  Lawrence Osborne, né en 1958 en Angleterre, est avant tout un voyageur qui...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-5523033&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lebouquineur.hautetfort.com/media/01/02/2007482682.jpg&quot; alt=&quot;lawrence osborne, Patrick Leigh Fermor&quot; /&gt;Lawrence Osborne, né en 1958 en Angleterre, est avant tout un voyageur qui a vécu à Paris, au Maroc, en Italie, à New York, Mexico, Istanbul puis Bangkok où il réside actuellement. Auteur de romans et d’essais, il est également journaliste et il écrit régulièrement pour différents journaux tels que le &lt;em&gt;New York Times&lt;/em&gt;, le &lt;em&gt;Financial Times&lt;/em&gt;, le &lt;em&gt;Wall Street Journal&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Newsweek&lt;/em&gt;. Son dernier ouvrage, &lt;em&gt;Boire et déboires en terre d’abstinence&lt;/em&gt;, est sorti il y a quelques mois.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le bouquin, qui s’inscrit dans la tradition des livres de voyages, est basé sur une idée saugrenue de prime abord mais finalement extrêmement gonflée, s’aventurer en terre d’Islam en tant que buveur revendiqué – pour ne pas dire alcoolique – et trouver sa dose quotidienne de boisson et son indispensable cocktail de 18h10&amp;nbsp;! Qui d’autre qu’un Anglais, avec ce que cela induit de flegme, de distanciation et d’humour froid, pouvait se lancer dans une telle aventure&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Quand je parle de dose quotidienne d’alcool, il faut le prendre au premier degré à l’identique d’une dose de dope pour le drogué, car Lawrence Osborne picole sévère depuis son plus jeune âge, digne héritier de ses parents comme il le confie, «&amp;nbsp;j’ai toujours eu conscience du fait que ma mère buvait plus que mon père&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;mes parents parcouraient notre domicile en titubant&amp;nbsp;»…&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le périple va nous mener de pays en pays, de villes en villes, Beyrouth au Liban pour goûter à l’arak, Mascate dans le sultanat d’Oman pour une quête effrénée de champagne pour fêter dignement le Nouvel An, Islamabad au Pakistan, Le Caire en Egypte, Istanbul en Turquie, mais aussi Londres… Les alcools locaux ou non défilent, whiskies, vodkas, vins, cocktails, bières, tout est bon pour ce gosier toujours à sec. Nous y croiserons aussi le chef politique Walid Joumblatt et le compositeur Krzysztof Penderecki. Ce voyage et ces liqueurs finiraient pas lasser si l’auteur en restait là, mais Osborne est un peu de la même trempe que son compatriote Patrick Leigh Fermor, son récit est cultivé – sans jamais être pesant – que ce soit la grande ou la petite histoire, on en apprend beaucoup sur les régions visitées et son bouquin se double d’une analyse lucide sur l’alcoolisme, sur la place et le rôle de ces boissons en terre d’Islam dont la position religieuse varie selon les époques et les variantes de croyance. Ajoutons aussi une étude sur la typologie des bars et leur historique en Angleterre et ailleurs, et nous voici en possession d’un bouquin assez complet sur la question.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un livre très agréable à lire, les deux derniers chapitres m’ont particulièrement semblés très beaux, mais qui me suggère néanmoins deux réflexions minimes&amp;nbsp;: j’ai été étonné de ne jamais ressentir le danger qu’il y avait à chercher sans cesse de l’alcool dans des coins où la charia aurait pu le frapper, peut-être la pudeur du style anglais&amp;nbsp;? Enfin, quand je lis en quatrième de couverture que ce livre «&amp;nbsp;a été classé par le &lt;em&gt;New York Times&lt;/em&gt; parmi les 10 meilleurs livres de l’année 2013&amp;nbsp;», je trouve cela soit exagéré, soit franchement inquiétant pour la littérature en général… à moins que le jury n’aie trop forcé sur le malt&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Mais, incontestablement, les rakis haut de gamme possèdent des parfums qui s’attardent dans les poumons. Ils vous donnent envie de rester assis et de sombrer dans une dépression langoureuse et quelque peu inutile, envie de vous rembrunir soudain, comme le liquide se trouble. C’est la boisson idéale pour l’introspection et l’observation. «&amp;nbsp;Quel trésor que cette boisson, dit un jour Atatürk, avec une pointe de regret, elle vous donne envie de devenir poète.&amp;nbsp;» Il en resta au stade de l’envie.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-5523034&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lebouquineur.hautetfort.com/media/02/01/2844276104.jpg&quot; alt=&quot;lawrence osborne, Patrick Leigh Fermor&quot; /&gt;Lawrence Osborne&amp;nbsp; &lt;em&gt;Boire et déboires en terre d’abstinence&lt;/em&gt;&amp;nbsp; Hoëbeke – 240 pages –&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Traduit de l’anglais par Béatrice Vierne&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Lorsque je séjourne à Londres, il m’arrive de prendre le dernier autobus de London Fields à Old Street, une expérience que l’on reconnaît aussitôt quand on a vu des reproductions de &lt;em&gt;Gin Lane&lt;/em&gt;. [Célèbre gravure de William Hogarth publiée en 1751]&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-5523035&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lebouquineur.hautetfort.com/media/02/00/1845467072.jpg&quot; alt=&quot;lawrence osborne, Patrick Leigh Fermor&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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